
Le célibat, ça a du bon. Je peux me prendre des bains pendant deux heures. Si je veux sortir le soir, je ne dois rendre de compte à personne. Mais c’est pas pour autant qu’on n’aspire pas à l’amour.
J’adore, quand je suis amoureux, rêvasser pendant deux heures à la femme qui a réveillé mon petit cœur...
Au lycée, être amoureux, c’était avoir envie de me lever le matin pour l’apercevoir à la récréation. Etre amoureux, c’était maudire les vacances car je ne la voyais pas pendant tout ce temps. Etre amoureux, c’était être léger comme une plume, toujours de bonne humeur.
Maintenant, j’ai la sensation d’avoir grandi et je suis moins à la recherche de ses amours fantasmés, j’ai plus envie d’une vraie histoire. J’ai envie d’une fille qui s’intéresse à moi . J’ai envie de belles choses, de passer une soirée peinarde avec ma chérie à m’endormir dans ses bras, à parler jusqu’au milieu de la nuit de tout et de rien, de rigoler de bêtises qui n’amusent que nous.
J’ai envie de moments tous doux, d’une fille qui est là quand j’ai passé une mauvaise journée pour me divertir, une fille pour qui je serais là quand elle a passé une mauvaise journée pour la divertir. Une fille qui me fasse rire, une fille qui me fasse vibrer. Une fille que je passerais des heures à regarder en me disant qu’elle est quand même belle et que je suis tellement heureux dans ses bras que je pourrais y passer toute ma vie.
Après, peut-être qu’on vivra ensemble, peut-être pas. Peut-être qu’on se mariera, peut-être pas. Car peu importe la finalité. Une belle histoire ne l’est pas parce que ça se termine par : « et ils vécurent heureux et eurent trois enfants » mais parce qu’il n’y a presque eu que de bons moments. Sinon, cela voudrait dire que chaque individu ne peut vivre potentiellement qu’une seule belle histoire, bonjour la déprime. Il faut tenter, on verra bien.
Curieusement, j’ai la sensation que ça arrive à grands pas. Peut-être que je me trompe, peu importe. Mais au moins, ça me rend de bonne humeur et même si je me jette pas au cou de la première bellegosse qui passe, je laisse la vie faire.